OPESPO

OPificio di ESposizione POtenziale

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# Analyse Photocyborg

Ce que je vois

Une vue stéréoscopique montée sur carton vert d’eau (mint green), présentant deux épreuves albuminées d’une scène urbaine à New York. L’image montre une passerelle piétonne métallique surélevée (elevated pedestrian bridge) enjambant une large rue, avec en arrière-plan un imposant immeuble commercial de cinq à six étages portant l’enseigne « KNOX » au sommet de sa façade. Au niveau de la rue, on distingue un chariot à roues, des réverbères à gaz, et les rambardes métalliques ouvragées de la passerelle au premier plan.

1. PROCÉDÉ

Épreuves albuminées sur papier, format stéréoscopique, montées sur carton vert d’eau.

Indices justificatifs : – Tonalité chaude brun-sépia caractéristique de l’albumine, avec des nuances légèrement violacées dans les ombres profondes des bâtiments. – Surface semi-brillante perceptible sur les zones claires (ciel, façades éclairées). – Montage sur carton coloré épais — format standard des vues stéréoscopiques américaines des années 1860–1870. – Coins supérieurs arrondis du carton — typique de la production stéréoscopique américaine de cette période.

2. DATATION

Circa 1865–1872.

Indices : – Le carton vert d’eau uni sans impression dorée ni marque d’éditeur visible au recto suggère une production des années 1860 (avant la standardisation des cartons imprimés des grands éditeurs comme E. & H.T. Anthony ou Kilburn). – L’enseigne KNOX renvoie à la célèbre chapellerie Knox Hat Company, fondée par Charles Knox, installée à l’angle de Broadway et Fulton Street à New York — un repère urbain bien documenté. – La passerelle piétonne métallique (Fulton Street elevated pedestrian bridge) est un élément d’infrastructure new-yorkaise du milieu des années 1860, conçue pour permettre aux piétons de traverser en sécurité les grandes artères encombrées de circulation hippomobile. – Le style architectural de l’immeuble Knox (néo-Renaissance italienne, façade à travées régulières, corniche à modillons) correspond aux constructions commerciales de Broadway des années 1850–1860. – L’absence de lignes de tramway électrique ou de câbles aériens confirme une datation antérieure à 1880. – Le verso de cette série (si c’est bien le catalogue numéroté 150–189) mentionne le numéro 163 — Fulton Street Bridge, ce qui confirme l’identification.

3. SUJET

Fulton Street Bridge (passerelle piétonne) et immeuble Knox, Broadway, New York City.

La vue est prise depuis le niveau de la passerelle ou d’un balcon voisin, regardant vers le nord-ouest en direction de Broadway. Le bâtiment Knox, à l’angle de Broadway et Fulton Street, est l’un des repères commerciaux les plus connus du Lower Manhattan au XIXe siècle.

Le chariot à roues au premier plan et l’activité de rue visible (piétons sur la passerelle, silhouette debout sur la plateforme) documentent la vie quotidienne du quartier commerçant de Downtown Manhattan.

4. FORMAT

Vue stéréoscopique, ~8,5 × 17,5 cm environ, montée sur carton vert d’eau à coins arrondis.

– Pas de marque d’éditeur visible au recto. – Le verso (d’après les analyses précédentes de cette série) porte une liste-catalogue imprimée de vues de New York numérotées 150–189, avec le n° 163 — Fulton Street Bridge souligné. – Production probablement E. & H.T. Anthony ou un éditeur stéréoscopique new-yorkais similaire — Anthony étant le plus grand distributeur de vues stéréoscopiques américaines à cette époque et ayant largement documenté New York.

5. LOCALISATION

New York City, Lower Manhattan — angle de Broadway et Fulton Street, vu depuis le sud-est (côté Fulton Street).

Indices convergents : – Enseigne KNOX = Knox Hat Company, Broadway & Fulton Street. – Passerelle pi

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# Analyse Photocyborg

Ce que je vois

Une vue stéréoscopique montée sur carton vert d’eau (mint green), présentant deux épreuves albuminées d’une scène urbaine à New York. L’image montre une passerelle piétonne métallique surélevée enjambant une rue, avec en arrière-plan un imposant bâtiment commercial de cinq à six étages portant l’enseigne « KNOX » au sommet (Knox Hat Company, célèbre chapelier new-yorkais). Au premier plan, une balustrade métallique ouvragée, un chariot à roues, et la rue pavée mouillée ou sombre. Des lampadaires à gaz flanquent la passerelle.

1. PROCÉDÉ

Épreuves albuminées sur papier, format stéréoscopique, montées sur carton vert d’eau.

Indices justificatifs : – Tonalité chaude brun-sépia caractéristique de l’albumine, avec des nuances violacées dans les ombres profondes (bâtiments, zones d’ombre sous la passerelle). – Surface semi-brillante perceptible sur les zones claires (ciel, façades éclairées). – Montage sur carton coloré rigide — format stéréoscopique standard américain. – Le carton vert uni, sans impression dorée ni mention d’éditeur au recto, est typique des séries stéréoscopiques américaines des années 1860–1870 (certains éditeurs comme E. & H.T. Anthony utilisaient des cartons colorés).

2. DATATION

Circa 1865–1875.

Indices : – Le Fulton Street elevated pedestrian bridge (passerelle piétonne surélevée de Fulton Street) a été construit dans les années 1860 pour permettre aux piétons de traverser les rues encombrées du quartier financier de Lower Manhattan. Ce type d’infrastructure piétonne surélevée est caractéristique de la période 1860–1880 à New York, avant le développement du réseau de trains surélevés (elevated railways). – L’enseigne KNOX renvoie à la Knox Hat Company, fondée par Charles Knox, dont le magasin phare se trouvait au croisement de Fulton Street et Broadway à Manhattan — l’un des bâtiments les plus reconnaissables du quartier dans les années 1860–1870. – Le carton vert d’eau sans mention d’éditeur au recto, avec catalogue imprimé au verso (comme noté dans la session précédente : liste numérotée 150–189, numéro 163 — Fulton Street Bridge souligné), est cohérent avec les séries stéréoscopiques de E. & H.T. Anthony & Co. ou d’un éditeur similaire de cette période. – Le chariot à roues au premier plan, les lampadaires à gaz, l’absence de fils électriques et de tramways — tout confirme une date antérieure à 1880.

3. SUJET

Le pont piétonnier de Fulton Street (Fulton Street Pedestrian Bridge), New York City, vu depuis le niveau de la rue, avec le bâtiment Knox Hat Company en arrière-plan.

Ce type de passerelle surélevée était une solution ingénieuse pour gérer la circulation piétonne dans le quartier le plus dense de Manhattan — autour de Fulton Street, Broadway et Nassau Street — où la convergence de lignes d’omnibus, de charrettes et de piétons rendait la traversée dangereuse. On distingue les escaliers d’accès de part et d’autre de la structure métallique.

Le numéro 163 de la liste au verso confirme cette identification : « 163 — Fulton Street Bridge ».

4. FORMAT

Vue stéréoscopique standard américaine (~8,5 × 17,5 cm), montée sur carton vert d’eau rigide.

– Pas d’éditeur identifié au recto (carton uni). – Verso : liste-catalogue imprimée de vues de New York (nos 150–189), ce qui oriente vers un éditeur spécialisé dans les séries topographiques new-yorkaises — très probablement E. & H.T. Anthony & Co. ou un concurrent direct (George Stacy, D. Appleton & Co., etc.). – Le soulignement du n° 163 au verso est une marque d’inventaire ou de correspondance entre la vue et le catalogue.

5. LOCALISATION

New York City, Lower Manhattan —

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# Analyse Photocyborg

Ce que je vois

Le verso d’une carte stéréoscopique — plus exactement, il s’agit d’une liste-catalogue imprimée collée ou imprimée au dos d’un carton stéréoscopique, répertoriant une série de vues de New York City numérotées de 150 à 189.

1. PROCÉDÉ

Impression typographique sur carton stéréoscopique — ce n’est pas une photographie mais le verso imprimé d’une carte stéréoscopique américaine.

Indices : – Liste numérotée de sujets : convention standard des éditeurs stéréoscopiques américains des années 1860-1870. – Typographie : caractères à empattements, composition soignée, titre « NEW YORK CITY. » en capitales décoratives. – Signature de l’éditeur : F. M. MINER — imprimé en bas. – Mention : « The subject published on this card is indicated by a mark under the number and name. » — formule classique invitant l’acheteur à identifier le sujet de la vue stéréoscopique au recto.

2. DATATION

c. 1868–1872

Indices de datation serrés : – Le n° 167 mentionne : « Ruins of Barnum’s Museum, March 3, 1868 » — il s’agit du second incendie du musée de P.T. Barnum, survenu le 3 mars 1868 (le bâtiment au 539-541 Broadway, après le déménagement post-incendie de 1865). Cette date fournit un terminus post quem ferme : la liste ne peut être antérieure à mars 1868. – Les sujets listés (Tammany Hall, Pike’s Opera House, Stock Exchange Broad St., Elevated Railway Greenwich St.) correspondent à des bâtiments existants et photographiés entre 1868 et 1875 environ. – L’Elevated Railway, Greenwich St. (n° 165) correspond probablement à la ligne expérimentale de Charles Harvey (West Side and Yonkers Patent Railway), testée en 1868 et ouverte en 1870 — ce qui confirme la fenêtre 1868–1872. – Pike’s Opera House (n° 175) a ouvert en janvier 1868 et a été renommé Grand Opera House en 1869 après le rachat par Jay Gould et Jim Fisk. Le fait qu’il soit encore désigné « Pike’s » suggère une date antérieure à 1869, ou au plus tard 1869-1870 (l’ancien nom a pu persister un temps dans les listes).

Fourchette proposée : 1868–1870.

3. SUJET

Un catalogue de 40 vues stéréoscopiques de New York City, éditées par F. M. Miner. La série couvre les monuments, bâtiments publics et lieux remarquables de Manhattan :

Bâtiments civiques : City Hall (150), Old Post Office (152), Tribune Building (153), Times Building (154), Custom House (158), Herald Building (161) – Finances et commerce : Stock Exchange, Broad St. (155), Merchants’ Exchange, Wall St. (157), Bank of North America, Wall St. (160), New Park Bank Building (162) – Religion : Trinity Church and Wall St. (156), Trinity Chapel (176), Grace Church (173) – Culture et divertissement : Academy of Music (170), Tammany Hall (171), Wallack’s Theatre (172), Pike’s Opera House (175), Castle Garden (164) – Éducation et institutions : New York University (180), Cooper Institute (181), Astor Library (184), Mercantile Library (185), Bible House (183), Academy of Design (179) – Hôtels : Astor House (151), Fifth Avenue Hotel (174), Hoffman House (177) – Infrastructures : Fulton Street Bridge (163), Elevated Railway, Greenwich St. (165), South Ferry House (166) – Monuments : Statue of Washington, Union Square (168), Worth Monument (178), Bowling Green (189) – Événement : Ruins of Barnum’s Museum, March 3, 1868 (167) – Divers : Saloon, Steamer Bristol, aft. (187) et forward (188) — intérieurs d’un vapeur de ligne

4. ÉDITEUR : F. M. MINER

Frederick M. Miner — éditeur stéréos

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# Analyse Photocyborg

1. PROCÉDÉ

Épreuves albuminées sur papier, format stéréoscopique, montées sur carton jaune imprimé en doré.

Indices justificatifs : – Tonalité chaude brun-sépia caractéristique de l’albumine, avec des nuances violacées dans les ombres profondes (bâtiments, zones d’ombre au sol). – Surface semi-brillante perceptible sur les zones claires du ciel et les façades éclairées. – Montage sur carton rigide épais avec impression dorée — format standard de la vue stéréoscopique commerciale américaine des années 1860–1870. – Verso (image 1) : carton crème, essentiellement vierge, avec une inscription imprimée partiellement visible sur le bord droit, lue verticalement : « T. M. MIN[…] » et plus bas « […]NER. » — probablement le nom du photographe et/ou de l’éditeur. Une annotation manuscrite à l’encre ou au crayon est visible en bas à droite, partiellement effacée.

2. DATATION

Circa 1865–1875.

Éléments de datation : – Le carton jaune à impression dorée est typique des éditeurs stéréoscopiques américains de la période 1865–1880 (format dit « yellow mount »). – L’éditeur identifié au recto est John P. Soule, Boston (inscription dorée sur le bord droit : « John P. Soule, — Boston. 199 Washington Street. »). Soule est actif à cette adresse dans les années 1860–1870 avant de vendre une partie de son fonds à John P. Soule lui-même puis à des successeurs. – Le numéro de série 1314 indique un catalogue mature, compatible avec la fin des années 1860 ou le début des années 1870. – Le sujet (Shot Tower sur First Street, San Francisco) est un bâtiment construit dans les années 1860, photographié alors qu’il est encore debout et entouré d’un quartier en développement.

3. SUJET

Shot Tower, First Street, San Francisco, Californie.

L’image montre : – Une tour à plomb (shot tower) de grande hauteur, structure industrielle cylindrique ou légèrement tronconique surmontée d’un élément architectural (lanternon ou couronnement ornemental), dominant largement le quartier environnant. – À droite de la tour, une cheminée industrielle (probablement liée à la fonderie associée à la shot tower). – Au premier plan, une rue en terre battue (First Street) avec des ornières, des flaques d’eau et quelques figures humaines à peine discernables. – Des bâtiments commerciaux bas de part et d’autre de la rue — façades en bois ou en brique, typiques de l’architecture commerciale de San Francisco avant les grands incendies et séismes. – L’atmosphère est brumeuse ou légèrement voilée — lumière diffuse caractéristique de San Francisco.

La légende imprimée au bas du carton confirme : « 1314. Shot Tower, First Street, San Francisco. »

Le bord gauche du carton porte l’inscription dorée verticale : « California. »

4. ATELIER ET PHOTOGRAPHE

Éditeur : John P. Soule, Boston.

Inscription dorée sur le bord droit du recto (lue verticalement) : > « John P. Soule, — Boston. 199 Washington Street. »

John P. Soule (1827–1904) était un photographe et éditeur stéréoscopique majeur basé à Boston, spécialisé dans les vues américaines. Il a publié d’importantes séries de vues de la côte Ouest, notamment de Californie et du Yosemite, souvent à partir de négatifs acquis auprès de photographes locaux.

Le verso porte une inscription partiellement lisible : « T. M. MIN[…] / […]NER. » — ceci pourrait désigner le photographe original du négatif, distinct de l’éditeur Soule. La lecture la plus probable serait T. M. Miner ou une variante, mais l’inscription est trop fragmentaire pour une identification certaine.

Note : Soule publiait fréquemment des vues prises par d’autres photographes sous sa propre marque éditoriale. Le verso pourrait porter un tampon du photographe de terrain.

5. LOCALISATION

San Francisco, Californie, États-Unis.

– La Selby Shot Tower (ou Thomas Selby Shot Tower) se trouvait sur First Street entre Howard et Mission Streets, dans le quartier South of Market (SoMa). – Construite vers 1864 par Thomas H. Selby & Co., elle servait à la fabrication de plombs de chasse par la méthode de la chute libre (le plomb fondu était versé du sommet et se solidifiait en sphères pendant la chute). – C’était l’un des repères visuels majeurs du skyline de San Francisco dans les années 1860–1870.

6. ÉTAT DE CONSERVATION

État correct, usure modérée.

Recto : les épreuves sont relativement bien conservées ; léger jaunissement général ; quelques taches brunes (foxing) dispersées ; la séparation centrale entre les deux vues montre un léger assombrissement (manipulation). Les bords du carton jaune sont légèrement usés mais intacts. – Verso : surface globalement propre mais avec une tache brune (ancien résidu organique ou colle) au centre-gauche ; inscription imprimée partiellement effacée sur le bord droit ; annotation manuscrite en bas à droite, pâle et difficile à lire. Légère salissure générale. – Pas de déchirure, pas de lacune majeure.

7. NOM DE FICHIER PROPOSÉ

“` 1870-albumine-Soule-shot-tower-first-street-san-francisco-recto 1870-albumine-Soule-shot-tower-first-street-san-francisco-verso “`

8. POINTS À VÉRIFIER

1. Identité du photographe au verso : l’inscription « T. M. MIN[…] / […]NER » doit être déchiffrée complètement — examen sous lumière rasante ou UV recommandé. S’agit-il de T. M. Miner ? Ce nom apparaît-il dans les répertoires de photographes actifs à San Francisco dans les années 1860–1870 ?

2. Datation précise de la Shot Tower : la Selby Shot Tower est généralement datée de 1864.

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# Analyse Photocyborg

1. PROCÉDÉ

Épreuves albuminées sur papier, format stéréoscopique, montées sur carton jaune imprimé en doré.

Indices justificatifs : – Tonalité chaude brun-sépia caractéristique de l’albumine, avec des nuances violacées dans les ombres profondes (bâtiments, ombres au sol). – Surface semi-brillante perceptible sur les zones claires du ciel et les façades éclairées. – Montage sur carton rigide avec impression typographique dorée — format et présentation classiques des vues stéréoscopiques commerciales des années 1860–1870. – Légende imprimée au bas : « 1314. Shot Tower, First Street, San Francisco. » — numérotation de série typique des éditeurs stéréoscopiques. – Carton jaune avec texte doré sur les côtés : marque de l’éditeur.

2. DATATION

Circa 1865–1875.

Indices : – Le Shot Tower de San Francisco sur First Street est un repère connu de la topographie industrielle de la ville dans les années 1860–1870. Cette tour à plomb (pour la fabrication de grenaille) était un élément remarquable du paysage urbain. – Le format stéréoscopique sur carton jaune à impressions dorées est caractéristique de la production de John P. Soule à Boston dans les années 1868–1876, période où il a abondamment distribué des vues de Californie. – L’aspect général des rues — bâtiments en bois et en brique, absence de tramway visible, chaussée non pavée — est cohérent avec San Francisco vers 1868–1872. – Le verso (image 1) montre un carton crème vierge avec la mention partielle, en haut à droite, imprimée verticalement : « F. M. MIN[…] » et en dessous « […]NER. » — possiblement une mention d’un distributeur ou revendeur secondaire. Une inscription manuscrite à l’encre brune est visible dans le coin inférieur droit, difficilement lisible (possiblement un numéro ou un nom de collection).

3. SUJET

Le Shot Tower (tour à plomb) de First Street, San Francisco, Californie.

La vue montre : – Au centre et en hauteur, une haute tour cylindrique en brique (le Shot Tower), structure industrielle utilisée pour fabriquer des balles de plomb par chute libre de métal fondu depuis le sommet. – Autour de la tour, un quartier commercial et industriel de San Francisco : bâtiments bas en bois et brique, commerces au rez-de-chaussée, enseignes, cheminées d’usines en arrière-plan. – Une rue non pavée (ou partiellement empierrée) avec des traces d’humidité ou de boue, quelques figures humaines à peine perceptibles, des poteaux en bois (clôtures ou amarres). – Le ciel est uniformément clair — lumière typique de la côte californienne.

Le Shot Tower de San Francisco, situé sur First Street entre Howard et Folsom, fut construit en 1864 par Thomas Selby & Co. C’était l’un des rares shot towers de la côte Ouest.

4. ATELIER ET PHOTOGRAPHE

Éditeur : John P. Soule, Boston.

Transcription du carton (recto, image 2) : – Côté gauche, verticalement : « California. » – Côté droit, verticalement : « John P. Soule, — Boston. » et en dessous : « 199 Washington Street. » (partiellement lisible mais conforme au format connu) – En bas, centré : « 1314. Shot Tower, First Street, San Francisco. »

John P. Soule (1827–1904) était un éditeur et photographe stéréoscopique majeur de Boston. Il a acquis et distribué de nombreuses vues de l’Ouest américain, notamment de Californie. Certaines de ses vues californiennes ont été prises par des photographes locaux (comme Thomas Houseworth, Carleton Watkins ou Eadweard Muybridge) puis publiées sous la marque Soule.

Verso (image 1) : mention imprimée partielle en haut à droite — « F. M. MIN[…] / […]NER. » — possiblement F. M. MINER ou un revendeur/distributeur secondaire. Ce type de surmarquage au verso est courant dans le circuit de distribution des vues stéréoscopiques américaines.

5. LOCALISATION

San Francisco, Californie, États-Unis.

First Street, quartier South of Market (SoMa), entre Howard Street et Folsom Street. – Le Shot Tower de Thomas Selby & Co., construit en 1864, détruit lors du tremblement de terre et incendie de 1906. – La présence de cheminées industrielles en arrière-plan confirme le caractère manufacturier du quartier à cette époque.

6. ÉTAT DE CONSERVATION

Recto (image 2) : état correct. Léger jaunissement général. Quelques taches brunâtres éparses dans le ciel des deux vues. La zone centrale verticale entre les deux vues présente un assombrissement/usure (manipulations répétées dans un stéréoscope). Le carton jaune est intact, les impressions dorées encore lisibles. Coins légèrement émoussés. – Verso (image 1) : carton crème avec légère foxing/taches éparses. Une petite tache brune au centre-bas. Inscription manuscrite à l’encre brune dans le coin inférieur droit, partiellement effacée. Impression partielle en haut à droite légèrement pâlie.

7. NOM DE FICHIER PROPOSÉ

“` 1870-albumine-Soule-shot-tower-first-street-san-francisco-recto.jpg 1870-albumine-Soule-shot-tower-first-street-san-francisco-verso.jpg “`

8. POINTS À VÉRIFIER

1. Photographe original : Soule était éditeur-distributeur. Le négatif a-t-il été pris par un photographe californien local (Houseworth ? Watkins ? Muybridge ?) puis distribué par Soule ? Le numéro 1314 dans le catalogue Soule permettrait de recouper.

2. Mention « F. M. MIN[…] / […]NER » au verso : identifier ce nom. S’agit-il de F. M. Miner, revendeur ou collectionneur ? Vér

3·1 — L’Ancien Tribunal de Plymouth, New Hampshire, 1860. Daniel Webster, 1806.

Une photographie datée de 1860, publiée dans History of Plymouth, New Hampshire (1906). Le bâtiment représenté : l’Old Grafton County Courthouse, reconverti en atelier de charron (wheelwright shop) après avoir été déplacé au sud du village.

Le bâtiment

Construit en 1774, à l’angle de Russell et Pleasant Streets, Plymouth NH — l’un des deux tribunaux du Comté de Grafton. En 1823, il est remplacé par un bâtiment en brique plus solide. L’ancien bâtiment est physiquement déplacé et reconverti en atelier artisanal. En 1860, la photographie le montre dans ce nouvel usage — un bâtiment qui a changé de vocation mais pas de place dans la mémoire locale.

Daniel Webster ici, 1806

En 1806, un jeune avocat de 24 ans, natif du New Hampshire, plaide l’un de ses premiers procès dans ce tribunal : Daniel Webster.

Il perd. Son client est pendu.

Il n’en deviendra pas moins l’un des plus grands orateurs et politiciens américains de la première moitié du XIXe siècle — sénateur du Massachusetts, deux fois Secrétaire d’État, figure centrale du droit constitutionnel américain dans les décennies qui précèdent la guerre civile.

La photographie comme mémoire du lieu

En 1860, quand cette photographie est prise, Webster est mort depuis huit ans. Lincoln vient d’être élu président. Dans quelques mois, il passera non loin de Plymouth lors de son voyage inaugural vers Washington.

La photographie documente un bâtiment ordinaire devenu atelier. Mais la légende — “where Daniel Webster made his first Plea for Jury” — transforme l’image : le bâtiment ordinaire devient lieu de mémoire, le premier échec d’un grand homme devient fondation d’une légende.

C’est exactement ce que fait la photographie américaine des années 1860 : fixer les lieux avant qu’ils ne disparaissent, construire une mémoire nationale à partir de bâtiments, de portraits, de batailles.

Exercice de lecture

– Identifier le procédé : tirage sur papier salé ou albumine — 1860
– Lire la légende : elle donne le sens, sans elle le bâtiment est anonyme
– Comprendre l’usage : documentation historique locale, publiée 46 ans plus tard
– Relier au contexte : 1860, année de l’élection de Lincoln, veille de la guerre civile

Code ECP : 3·1 — période 3 (1860-1870), région 1 (États-Unis/Nouvelle-Angleterre).

La deuxième vie du bâtiment

Dans les années 1870, le bâtiment centenaire est abandonné et en mauvais état. Mais son lien avec les débuts de Daniel Webster attire l’attention d’Henry W. Blair, Congressman et futur Sénateur du New Hampshire, qui l’achète en 1876.

Blair le fait déplacer à son emplacement actuel, le rénove, puis le donne à la Young Ladies’ Library Association pour en faire une bibliothèque publique. Le petit bâtiment abrite la bibliothèque de Plymouth jusqu’en 1991, date à laquelle la Pease Public Library actuelle est construite.

Depuis, le bâtiment historique accueille le Plymouth Historical Museum.

Un bâtiment de 1774 — tribunal, atelier de charron, bibliothèque, musée. Chaque transformation documentée. La photographie de 1860 fixe l’un de ces états intermédiaires, entre la justice et l’artisanat, avant la renaissance culturelle.

2·33 — Nadar et les acteurs des théâtres de boulevard, Paris, 1853

En 1853, Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar (1820-1910), n’est pas encore le photographe des célébrités du tout-Paris. Il est un caricaturiste reconnu, collaborateur du Charivari et du Journal pour rire, qui vient de découvrir la photographie comme prolongement de son regard sur les visages et les personnages de son époque.

Son premier studio, rue Saint-Lazare, accueille une clientèle de bohèmes, d’artistes et d’acteurs — les gens du spectacle, du théâtre de boulevard, du music-hall naissant.

Les théâtres de boulevard

Le “boulevard du Crime” — le Boulevard du Temple — est au cœur de la vie théâtrale populaire parisienne. Les théâtres se succèdent : les Funambules (les mimes, Deburau), la Gaîté, l’Ambigu-Comique, les Délassements-Comiques. Acteurs, acrobates, mimes, chanteuses — toute une humanité du spectacle que Nadar va photographier avant que les grands travaux d’Haussmann ne rasent le boulevard en 1862.

1853 : les théâtres sont encore vivants. Nadar y va, il connaît ces gens, il a caricaturé certains d’entre eux. Il les photographie avec la même attention mordante qu’il mettait dans ses dessins.

Le portrait comme reconnaissance

Avant Nadar, le portrait photographique était solennel, figé, officiel. Nadar introduit une relation différente avec son sujet : il connaît ses modèles, il parle avec eux, il attend le moment où le visage révèle quelque chose de vrai.

Les acteurs de boulevard n’ont pas peur de l’objectif. Ils vivent du regard des autres. Ils donnent à Nadar ce qu’il cherche — une présence, une personnalité, pas une pose.

Exercice de lecture

– Identifier le procédé : calotype ou collodion humide → 1852-1855
– Reconnaître le style Nadar : lumière directe, fond neutre, regard frontal, absence de mise en scène
– Dater : avant 1862 (démolition du boulevard du Temple par Haussmann)
– Comprendre le contexte : photographe et caricaturiste, le même œil

Code ECP : 2·33 — période 2 (1850-1870), région 33 (France/Paris).

2·33 — Caserne du Château d’Eau « Prince Eugène », Paris, c.1854

Caserne Prince Eugene, chantier c.1854
Caserne du Château d’Eau « Prince Eugène », Paris, c.1854. Albumine ~18×12 cm.
Légende manuscrite
Détail : légende manuscrite et affiches sur les palissades du chantier.

Épreuve albuminée, 18×12 cm, montée sur carton beige. En bas, à la main, cursive de fonctionnaire : “caserne du Château d.Eau « Prince Eugène »”.

Le chantier

La Caserne du Château d’Eau, rebaptisée Caserne Prince Eugène — aujourd’hui Caserne Vérines, place de la République — est construite entre 1854 et 1857. Elle fait partie du grand dispositif haussmannien de réorganisation militaire de Paris : contrôler les quartiers populaires du nord-est, neutraliser les foyers d’insurrection.

La photographie montre le chantier en pleine activité : deux grues métalliques à treillis, blocs de pierre empilés, palissades couvertes d’affiches immobilières — locations, ventes, hôtels meublés. Le quartier est en transformation, les anciens commerces se relocalisant.

La photographie de chantier comme genre

Dès les années 1850, les grandes administrations parisiennes commandent des albums photographiques de leurs chantiers. Chaque étape documentée : fondations, structure, achèvement. La légende manuscrite soignée — main de fonctionnaire des Bâtiments de Paris — confirme l’usage officiel de ces épreuves.

Charles Marville, photographe du Musée Impérial du Louvre, est le spécialiste de cette documentation. Ce style, cet angle en surplomb, ce format — caractéristiques de sa production des années 1854-1857.

Les affiches sur les palissades

Lisibles en HD : annonces de locations, d’hôtels, de maisons à vendre. Le chantier haussmannien déplace une population entière — les palissades deviennent le tableau d’affichage des déplacés qui cherchent à se reloger.

Un document social autant qu’architectural.

Exercice de lecture

– Identifier le format : carte album (~18×12 cm), albumine sur carton
– Lire la légende manuscrite : cursive officielle, nom du bâtiment, titre honorifique
– Dater : chantier 1854-1857 — épreuve c.1854 (fondations et première structure)
– Observer les détails : affiches, grues, ouvriers, immeubles déjà construits

Code ECP : 2·33 — période 2 (1850-1870), région 33 (France/Paris haussmannien).

3·33 — L. Lafon, Stand n°9, Exposition Universelle de Paris, 1867

L. Lafon — Stand n°9, Exposition Universelle Paris 1867
L. Lafon — Stand n°9, Exposition Universelle de Paris, 1867. Grand tirage albumine ~40×32 cm.
Signature L. Lafon
Détail de la signature : L. Lafon, bas droit du tirage.

Grand tirage albumine non monté, environ 40×32 cm. En bas à droite, la signature : “L. Lafon”. Au premier plan : le stand numéro 9 — vitrine de forge ou coutellerie, boiseries rococo, établi, enclume, soufflet, outils.

L. Lafon — photographe des expositions industrielles

L. Lafon est répertorié dans le dictionnaire des photographes français (Le Grand Durand). Spécialisé dans la documentation industrielle et les expositions universelles, il travaille dans les années 1860-1870 pour des commanditaires institutionnels ou des exposants qui souhaitent conserver une trace visuelle de leur participation.

L’Exposition Universelle de Paris, 1867

La grande exposition de Napoléon III réunit 52 000 exposants sur le Champ-de-Mars. Pour la première fois, les stands industriels sont systématiquement photographiés — à la fois pour les catalogues officiels et pour les exposants eux-mêmes, qui commandent des tirages en souvenir de leur participation.

Le stand n°9 présente un atelier de forge ou de coutellerie reconstitué : enclume, soufflet, outils au mur, boiseries rococo du pavillon français. La lumière zénithale traverse les verrières de la grande nef. À travers la porte vitrée, d’autres stands de l’exposition.

La photographie industrielle comme nouveau genre

Avant 1850, la photographie documente les monuments, les portraits, les paysages. À partir des Expositions Universelles (Londres 1851, Paris 1855, 1867), un nouveau genre émerge : la photographie industrielle. Documenter les produits, les machines, les procédés de fabrication.

Lafon travaille dans ce genre : pas d’artistique, pas de composition, mais une précision documentaire — montrer l’objet, l’espace, le contexte.

Exercice de lecture

– Identifier le format : grand tirage non monté, sans carton → documentation professionnelle
– Lire la signature : position, style, nom
– Comprendre le contexte : exposition universelle, stand numéroté
– Dater : boiseries rococo du Second Empire → 1867

Code ECP : 3·33 — période 3 (1860-1870), région 33 (France/Paris).

2·39 — Firenze, Anfiteatro di Boboli. Albumine, c.1870. Alinari ou Brogi.

Firenze — Anfiteatro di Boboli, albumine c.1870.
Firenze — Anfiteatro di Boboli, albumine c.1870.
Légende imprimée : FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.
Légende imprimée : FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.

Grande épreuve albuminée sur carton. Au bas, imprimé : “FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.”

L’Anfiteatro di Boboli

L’Anfiteatro di Boboli est le cœur monumental du jardin de Boboli, derrière le Palazzo Pitti. Conçu au XVIe siècle pour les spectacles des Médicis, il est restructuré au XVIIe siècle sous sa forme ovale actuelle. En son centre : un obélisque égyptien de la Villa Medici et une fontaine à vasque de granit provenant des Thermes de Caracalla.

La vue photographiée — depuis la loggia supérieure en plongée sur l’ovale — est l’une des plus reproduites par les grandes maisons photographiques florentines.

Alinari et Brogi — l’industrie photographique italienne

Dans les années 1860-1880, deux maisons dominent la photographie monumentale en Italie :

Fratelli Alinari (fondée 1852) — la plus ancienne et la plus importante. Leur catalogue couvre toute l’Italie : architecture, sculpture, peinture, paysage. Numéros de négatifs souvent visibles en bas à droite.

Giacomo Brogi (actif 1860-1900) — concurrent direct d’Alinari, spécialisé dans les vues toscanes. Qualité comparable, style légèrement plus commercial.

Ces deux maisons transforment la photographie monumentale en industrie : catalogue, distribution, tourisme culturel.

Le titre imprimé comme garantie

L’indication “FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.” imprimée sur le carton est la marque de fabrique des grandes maisons : identification précise, présentation soignée, pour un marché de collectionneurs et de voyageurs cultivés.

Exercice de lecture

– Identifier le format : albumine sur carton imprimé → grande maison photographique
– Lire la légende : lieu, sujet, nom de la maison (si visible)
– Dater : style du carton, typographie → 1865-1880
– Comprendre le marché : tourisme culturel, Grand Tour photographique

Code ECP : 2·39 — période 2 (1850-1870/1880), région 39 (Italie/Florence).

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