OPESPO

OPificio di ESposizione POtenziale

3·33 — L. Lafon, Stand n°9, Exposition Universelle de Paris, 1867

L. Lafon — Stand n°9, Exposition Universelle Paris 1867
L. Lafon — Stand n°9, Exposition Universelle de Paris, 1867. Grand tirage albumine ~40×32 cm.
Signature L. Lafon
Détail de la signature : L. Lafon, bas droit du tirage.

Grand tirage albumine non monté, environ 40×32 cm. En bas à droite, la signature : “L. Lafon”. Au premier plan : le stand numéro 9 — vitrine de forge ou coutellerie, boiseries rococo, établi, enclume, soufflet, outils.

L. Lafon — photographe des expositions industrielles

L. Lafon est répertorié dans le dictionnaire des photographes français (Le Grand Durand). Spécialisé dans la documentation industrielle et les expositions universelles, il travaille dans les années 1860-1870 pour des commanditaires institutionnels ou des exposants qui souhaitent conserver une trace visuelle de leur participation.

L’Exposition Universelle de Paris, 1867

La grande exposition de Napoléon III réunit 52 000 exposants sur le Champ-de-Mars. Pour la première fois, les stands industriels sont systématiquement photographiés — à la fois pour les catalogues officiels et pour les exposants eux-mêmes, qui commandent des tirages en souvenir de leur participation.

Le stand n°9 présente un atelier de forge ou de coutellerie reconstitué : enclume, soufflet, outils au mur, boiseries rococo du pavillon français. La lumière zénithale traverse les verrières de la grande nef. À travers la porte vitrée, d’autres stands de l’exposition.

La photographie industrielle comme nouveau genre

Avant 1850, la photographie documente les monuments, les portraits, les paysages. À partir des Expositions Universelles (Londres 1851, Paris 1855, 1867), un nouveau genre émerge : la photographie industrielle. Documenter les produits, les machines, les procédés de fabrication.

Lafon travaille dans ce genre : pas d’artistique, pas de composition, mais une précision documentaire — montrer l’objet, l’espace, le contexte.

Exercice de lecture

– Identifier le format : grand tirage non monté, sans carton → documentation professionnelle
– Lire la signature : position, style, nom
– Comprendre le contexte : exposition universelle, stand numéroté
– Dater : boiseries rococo du Second Empire → 1867

Code ECP : 3·33 — période 3 (1860-1870), région 33 (France/Paris).

2·39 — Firenze, Anfiteatro di Boboli. Albumine, c.1870. Alinari ou Brogi.

Firenze — Anfiteatro di Boboli, albumine c.1870.
Firenze — Anfiteatro di Boboli, albumine c.1870.
Légende imprimée : FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.
Légende imprimée : FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.

Grande épreuve albuminée sur carton. Au bas, imprimé : “FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.”

L’Anfiteatro di Boboli

L’Anfiteatro di Boboli est le cœur monumental du jardin de Boboli, derrière le Palazzo Pitti. Conçu au XVIe siècle pour les spectacles des Médicis, il est restructuré au XVIIe siècle sous sa forme ovale actuelle. En son centre : un obélisque égyptien de la Villa Medici et une fontaine à vasque de granit provenant des Thermes de Caracalla.

La vue photographiée — depuis la loggia supérieure en plongée sur l’ovale — est l’une des plus reproduites par les grandes maisons photographiques florentines.

Alinari et Brogi — l’industrie photographique italienne

Dans les années 1860-1880, deux maisons dominent la photographie monumentale en Italie :

Fratelli Alinari (fondée 1852) — la plus ancienne et la plus importante. Leur catalogue couvre toute l’Italie : architecture, sculpture, peinture, paysage. Numéros de négatifs souvent visibles en bas à droite.

Giacomo Brogi (actif 1860-1900) — concurrent direct d’Alinari, spécialisé dans les vues toscanes. Qualité comparable, style légèrement plus commercial.

Ces deux maisons transforment la photographie monumentale en industrie : catalogue, distribution, tourisme culturel.

Le titre imprimé comme garantie

L’indication “FIRENZE. Anfiteatro di Boboli.” imprimée sur le carton est la marque de fabrique des grandes maisons : identification précise, présentation soignée, pour un marché de collectionneurs et de voyageurs cultivés.

Exercice de lecture

– Identifier le format : albumine sur carton imprimé → grande maison photographique
– Lire la légende : lieu, sujet, nom de la maison (si visible)
– Dater : style du carton, typographie → 1865-1880
– Comprendre le marché : tourisme culturel, Grand Tour photographique

Code ECP : 2·39 — période 2 (1850-1870/1880), région 39 (Italie/Florence).

2·33 — Charles Soulier, Suisse et Savoie, Photographe de l’Empereur, c.1865

Ch. Soulier — Lac alpin, Suisse/Savoie, format ovale, c.1865.
Ch. Soulier — Lac alpin, Suisse/Savoie, format ovale, c.1865.
Ch. Soulier — Cascade alpine, format ovale, c.1865.
Ch. Soulier — Cascade alpine, format ovale, c.1865.

Deux épreuves albuminées au format ovale, montées sur carton. Au bas : “Ch. Soulier / Photog. de l’Empereur / Suisse · Savoie / Publié à Paris, 191 Boulevard Sébastopol”.

Le photographe de l’Empereur

Charles Soulier (actif 1857-1875) est le spécialiste des vues stéréoscopiques et des albums de voyage sous le Second Empire. Son titre — Photographe de l’Empereur — date ses travaux d’avant 1870, la chute de Napoléon III.

Son adresse, 191 Boulevard Sébastopol, le place dans le Paris haussmannien au cœur de la production photographique commerciale.

La Suisse et la Savoie comme destination de luxe

La Savoie est rattachée à la France en 1860. Immédiatement, elle devient une destination touristique de premier plan pour la bourgeoisie du Second Empire : thermes, hôtels de montagne, lacs, cascades. Les grandes maisons photographiques y envoient leurs opérateurs pour constituer des albums vendus aux voyageurs.

Soulier documente deux sujets :
– Un lac avec vapeur à l’horizon — probablement le lac Léman ou le lac du Bourget
– Une cascade alpine majeure — probablement la Cascade du Rouget ou Pissevache en Valais

Le format ovale

Le format ovale est une convention esthétique du Second Empire : il arrondit la composition, adoucit les bords, donne à l’image un aspect de médaillon précieux. Utilisé surtout pour les portraits, Soulier l’applique aux paysages — une élégance commerciale calculée.

Exercice de lecture

– Identifier le format : ovale, albumine sur carton → convention esthétique 1860-1870
– Lire le carton : photographe, titre officiel, adresse, région
– Dater : “Photographe de l’Empereur” → avant 1870
– Comprendre le marché : albums de voyage, tourisme de luxe, souvenir alpin

Code ECP : 2·33 — période 2 (1850-1870), région 33 (France/Savoie).

2·33 — Charles Nègre, Cloître Saint-Trophime, Arles, négatif c.1852. Tirage Sudre.

Charles Nègre — Cloître Saint-Trophime, Arles, négatif c.1852. Tirage Jean-Pierre Sudre.
Charles Nègre — Cloître Saint-Trophime, Arles, négatif c.1852. Tirage Jean-Pierre Sudre.

Grand tirage sur papier. En bas à droite, à mano : “C. N. / arles”. La firma di Charles Nègre sul tirage stesso.

Charles Nègre à Arles

Charles Nègre (1820-1880) est né à Grasse. Peintre avant d’être photographe, il découvre la photographie en 1844 et devient l’un des maîtres du calotype français. Entre 1851 et 1853, il parcourt le Midi — Arles, Aigues-Mortes, Nîmes, Chartres — pour constituer une œuvre monumentale sur l’architecture médiévale française.

Le cloître de Saint-Trophime d’Arles est l’un de ses chefs-d’œuvre : colonnes jumelles à chapiteaux historiés, arcs en plein cintre, lumière rasante qui découpe les ombres avec une précision sculpturale. Nègre maîtrise comme nul autre la lumière intérieure difficile.

Original et tirage postérieur

Ce tirage n’est pas d’époque. Il a été réalisé par Jean-Pierre Sudre (1921-1997) — photographe et imprimeur qui a tiré des épreuves modernes à partir de négatifs historiques. Le négatif original de Nègre existe ; Sudre en a tiré des épreuves de qualité muséale.

La distinction est capitale pour le collectionneur et pour l’historien :
Négatif : c.1852, par Nègre
Tirage : c.1970-1990, par Sudre d’après le négatif original

La pièce reste précieuse — tirage d’auteur, pas reproduction mécanique — mais la datation change totalement.

Exercice de lecture

– Identifier la signature : “C. N. / arles” → Charles Nègre, Arles
– Reconnaître le lieu : cloître roman, colonnes jumelles → Saint-Trophime
– Distinguer négatif et tirage : quand a été fait ce tirage ? Par qui ?
– Comprendre la valeur : un tirage Sudre d’après Nègre — pas un original, mais pas une copie ordinaire

Code ECP : 2·33 — période 2 (1850-1870) pour le négatif, région 33 (France/Arles).

2·39 — Venezia, Ponte dei Sospiri. Papier salé, c.1852. Enquête ouverte.

Venezia — Ponte dei Sospiri, papier salé c.1852. Auteur non identifié.
Venezia — Ponte dei Sospiri, papier salé c.1852. Auteur non identifié.

Une feuille volante. Pas de carton, pas de cachet photographe. En bas, à la main, en cursive : “Ponte dei Sospiri”. Au verso : blanc. Un petit cercle au crayon — peut-être un numéro d’inventaire de collection.

La pièce

Grand tirage sur papier salé, environ 28×20 cm. La tonalité froide gris-bleu, l’absence de montage, les coins légèrement détériorés — tout pointe vers les années 1851-1856. L’un des premiers photographes à avoir systématiquement documenté Venise.

Les candidats

Qui photographiait Venise entre 1851 et 1856 ?

Domenico Bresolin (1813-1899) — premier photographe vénitien, actif dès 1850. Ses tirages sur papier salé non montés correspondent exactement à ce format et à cette époque.

John Ruskin et son photographe John Hobbs — Ruskin était à Venezia en 1851-1852 pour The Stones of Venice. Il fece fotografare sistematicamente i monumenti per la sua ricerca. Questa vista del Ponte dei Sospiri è esattamente l’angolo documentato per il suo libro.

Carlo Ponti — mais ses tirages sont généralement montés sur carton plus tardif.

L’enquête

La pièce est orpheline. Le titre manuscrit est élégant — main cultivée, probablement anglaise ou française. L’album d’origine a été démembré. Le numéro au crayon au verso pourrait permettre de retrouver d’autres feuilles du même lot.

C’est un exercice d’enquête réelle : à partir d’une image sans signature, retrouver l’auteur, le contexte, la provenance.

Exercice de lecture

– Identifier le procédé : papier salé, pas d’albumine — tirage précoce
– Dater : absence de carton, tonalité froide → 1851-1856
– Lire les indices : titre manuscrit, numéro au crayon, format
– Ouvrir l’enquête : comparer avec les séries connues de Bresolin et Hobbs

Code ECP : 2·39 — période 2 (1850-1870), région 39 (Italie/Venise). Enquête ouverte.

2·39 — Pio IX fotografato dai Fratelli D’Alessandri, Roma, c.1865

Pio IX — CDV Fratelli D'Alessandri, Roma, c.1865. Recto.
Pio IX — CDV Fratelli D’Alessandri, Roma, c.1865. Recto.
Verso : studio D'Alessandri, Via del Corso, Roma.
Verso : studio D’Alessandri, Via del Corso, Roma.

Una carte de visite albumina. Al verso : “Fratelli D’Alessandri / Roma — Via del Corso dal 10 al 14 / Ritratti Originali di SS. PIO IX / Stéréoscopi — Istantanei”. L’aquila papale in verde.

Il fotografo del Papa

I Fratelli D’Alessandri erano i fotografi ufficiali del Vaticano dal 1858. Il loro studio sulla Via del Corso era il punto di riferimento per chiunque volesse un ritratto di Pio IX — e milioni di fedeli in tutto il mondo lo volevano.

Pio IX (1792-1878) è il papa dal pontificato più lungo della storia — 31 anni, dal 1846 al 1878. La sua immagine è stata riprodotta in migliaia di formati : stampe, medaglie, ceramiche, e soprattutto fotografie.

La CDV come industria devozionale

La carte de visite (CDV), inventata da Disdéri nel 1854, trasforma il ritratto fotografico in oggetto di massa. I pellegrini che arrivano a Roma comprano la CDV del Papa come souvenir sacro. Le missioni cattoliche la diffondono in Africa, Asia, America Latina.

D’Alessandri stampa migliaia di copie dallo stesso negativo. Il Papa seduto alla scrivania con il crocifisso — posa calcolata, devota, rassicurante. La fotografia come strumento di potere spirituale.

“Déposé” — il diritto d’autore fotografico

In basso a sinistra sul recto : “Déposé”. Il fotografo deposita l’immagine per proteggerla dalla copia. Ma la copia avviene comunque — centinaia di fotografi in Europa e nelle Americhe riproducono il ritratto papale senza autorizzazione.

Esercizio di lettura

– Identificare il formato : CDV (~10×6 cm), albumina su carton
– Leggere il verso : fotografo, indirizzo, titolo ufficiale, anno approssimativo
– Comprendere l’uso : devozione, propaganda, souvenir, industria
– Confrontare : quante versioni dello stesso soggetto esistono ?

Codice ECP : 2·39 — periodo 2 (1850-1870), regione 39 (Italia/Roma).

2·33 — Charles Marville, Grille du Bois de Boulogne, c.1856

Marville — Grille du Bois de Boulogne, recto
Ch. Marville — Grille du Bois de Boulogne, c.1856. Grand tirage albumine format impérial (~50×36 cm).
Cachet Marville — Photographe du Musée Impérial du Louvre
Détail du cachet au verso : “Ch. Marville / Photographe / du Musée Impérial / du Louvre”
Verso — format impérial
Verso — carton blanc épais, format ~50×36 cm.

Un grand tirage albumine sur carton blanc, format impérial — 50×36 cm. Au verso, un cachet en relief : “Ch. Marville / Photographe / du Musée Impérial / du Louvre”.

Le photographe de l’Empire

Charles Marville (1813-1879) est le photographe officiel du renouveau parisien sous Napoléon III. Chargé de documenter les grands travaux d’Haussmann — les rues démolies, les nouvelles perspectives, les parcs réaménagés — il constitue l’archive visuelle d’une ville en transformation radicale.

Son titre : Photographe du Musée Impérial du Louvre. Une caution institutionnelle au sommet.

Le Bois de Boulogne

En 1852, Napoléon III cède le Bois de Boulogne à la Ville de Paris. Haussmann le transforme en parc public à l’anglaise : allées, lacs artificiels, pavillons, grilles monumentales. Entre 1852 et 1858, le Bois change de visage.

Cette grille en fer forgé rococo — piliers à vases, ferronneries dorées, pavillon octogonal — est l’une des entrées monumentales du Bois réaménagé. Marville en fait un portrait solennel, presque architectural.

Le grand tirage comme document officiel

Format impérial. Carton blanc épais. Cachet en relief au verso. Ce n’est pas une photographie vendue au public — c’est un document de commande officielle, destiné à un album administratif ou à l’Administration des Domaines impériaux.

La photographie comme instrument de gouvernement : prouver, archiver, légitimer les travaux publics.

Exercice de lecture

Identifier le format : impérial (~50×36 cm), albumine sur carton blanc
Lire le cachet au verso : titre, institution, époque
Dater : “Musée Impérial” → Second Empire → 1852-1870
Comprendre l’usage : documentation officielle des grands travaux parisiens

Code ECP : 2·33 — période 2 (1850-1870), région 33 (France/Paris).

2·39 — La dentelle photographiée. Point de Venise, c.1860

Point de Venise en relief — recto
Point de Venise en relief — albumine sur carton bleu, c.1860. Col de cérémonie.
Verso — inscription manuscrite
Verso : inscription manuscrite au crayon — “Point de Venise / Relief”. Main contemporaine de la prise de vue.
Point de Venise demi-lune
Deuxième pièce du même album — format demi-lune. Grande épreuve albuminée sur taffetas noir.
La pièce tenue en main, Bologna 2026
La pièce tenue en main — Bologna, mars 2026. Format : carton ~30×24 cm, épreuve ~22×16 cm.

Une épreuve albuminée grand format sur carton bleu. Fond sombre — taffetas noir. Au centre, un col en dentelle à l’aiguille.

Au dos, deux mots écrits à la main : Point de Venise. Relief.

L’objet

Le Point de Venise en relief est la plus noble des dentelles à l’aiguille. Origine vénitienne, XVIIe siècle. Imité en France dès Louis XIV — le “point de France” était une copie nationale pour protéger l’industrie contre les importations vénitiennes.

Un col de cérémonie. Motifs floraux baroques. Travail à l’aiguille surélevé — des heures, des jours, des semaines de travail.

La photographie comme instrument de documentation

Vers 1860-1867, les manufactures et les collectionneurs commencent à faire photographier leurs objets précieux. Pas pour les vendre — pour les documenter. Inventaire. Mémoire. Preuve.

Le photographe dispose l’objet sur du velours sombre. Il règle l’exposition. Il obtient une image qui montre ce que l’œil nu ne voit pas toujours : chaque fil, chaque nœud, chaque motif.

C’est la photographie comme science de l’objet.

L’Exposition Universelle de Paris, 1867

En 1867, Napoléon III organise la grande exposition du Second Empire. Les arts décoratifs y sont représentés : dentelles, tapisseries, porcelaines. Des photographes officiels — dont Charles Soulier, Photographe de l’Empereur — documentent les collections présentées.

Cette épreuve pourrait être liée à cet inventaire photographique : un objet rare, capturé avant d’entrer dans une vitrine ou une vente aux enchères.

Exercice de lecture

Identifier le procédé : albumine sur papier salé, tirage positif
Dater : format, carton, technique → 1855-1870
Lire le verso : “Point de Venise. Relief.” — deux informations, aucune ambiguïté
Comprendre l’usage : documentation industrielle ou de collection, pas portrait, pas paysage
Mesurer : carton ~30×24 cm, épreuve ~22×16 cm

Code ECP : 2·39 — période 2 (1850-1870), région 39 (Italie/Venise comme origine du motif).

9. 1989-oggi Digital Age — Faux et Simulacres

La fotografia diceva la verità.

Per centocinquant’anni, dal 1839 al 1989, questa frase era un’evidenza. L’immagine fotografica era la prova. Il tribunale la accettava. Il giornale la pubblicava. Il museo la conservava.

Poi è arrivato Photoshop. Poi il digitale. Poi l’intelligenza artificiale.

Oggi la stessa frase suona come un’ironia amara — o come il titolo di un’indagine.

9·1   La Guerra del Golfo non ha avuto luogo (1991)
Jean Baudrillard lo scrisse in tempo reale: la prima guerra trasmessa in diretta televisiva era già uno spettacolo costruito. Simulacres et Simulation (1981) aveva anticipato tutto.

9·33   Il mercato dell’arte e il falso fotografico
La fotografia storica — dagherrotipo, albumina, calotipo — è diventata oggetto di desiderio e quindi di falsificazione.

9·7   La tradizione russa del ritocco
Stalin aveva già cancellato Trotsky dalle fotografie nel 1920. Il digitale ha democratizzato questa pratica.

9   Deepfake — la fine dell’evidenza
Un volto che non esiste. Un’immagine che prova ciò che non è mai accaduto.

9·3   Progetto con studenti ERASMUS
Come si insegna a vedere nell’era del faux? Questo è il lavoro della Biennale di Senigallia.

9 …   Photocyborg — l’ultimo testimone?
Un’intelligenza artificiale addestrata sulla storia della fotografia — non per sostituire l’esperto, ma per affiancarlo.

La domanda finale di tutta la tassonomia ECP:
se la fotografia non dice più la verità — cosa resta di centocinquant’anni di archivi?
Forse proprio questo: la capacità di riconoscere il vero nel falso. L’occhio educato. La memoria trasmessa.

8. 1945-1989 Family of Man – Dopoguerra

8·33   « pop »   Claude François — La fotografia pop e la costruzione della celebrità

8·33   « pop »   Sylvie e Johnny

8·39   Mario Giacomelli — Mostra Prima Biennale 2019

8·39   Giuseppe Cavalli — Mostra Prima Biennale 2019

8·39   Ferruccio Ferroni — Mostra Prima Biennale 2019

8·39   « pop »   Sofia Loren

8·39   Pier Paolo Pasolini — Il cineasta e la fotografia come atto politico

8·41   Willi Menzi (Mirjam Schwarz)

8·57   Pablo Escobar Gaviria (Libro de oro)

8·57   Teologia della liberazione in Colombia

8·591   Che Guevara (Ultimo giorno nella vita di) — Bolivia, 1967

8 …   Seconda vita degli oggetti

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