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FICHE COMPLÈTE — Fouilles du Palatin, Casa di Livia sous son toit de protection, Rome

Note liminaire : numérisation par smartphone d’un tirage présenté sous passe-partout crème (montage moderne ou planche d’album démontée et remontée). Légende manuscrite à l’encre brune sous l’image, en anglais : *« Excavations on The Palatine (Palace of the Cæsars) »*. Dominante chaude possible du capteur — diagnostic croisé avec les autres indices.

1. PROCÉDÉ

Tirage positif par noircissement direct, tonalité brun chaud, d’après négatif verre au collodion humide — très probablement un tirage albuminé :

  • Finesse remarquable des détails (maçonneries, claire-voie de la balustrade en bois, amphores) incompatible avec un négatif papier
  • Ciel en réserve claire uniforme, typique des négatifs collodion exposés pour les valeurs d’architecture
  • Ombres profondes bouchées dans les trois arcades (latitude limitée de l’albumine)
  • Tonalité brun chaud homogène, hautes lumières légèrement délavées mais surface visiblement lisse

2. DATATION

Fourchette serrée : 1869–1875, très probablement 1870c.

Argument décisif : le sujet lui-même. Le bâtiment aux trois arcades sous toit de tôle ondulée est la Casa di Livia, dégagée par Pietro Rosa en 1869 lors des fouilles commandées par Napoléon III (propriétaire des Jardins Farnèse depuis 1861). On distingue un cartouche peint « TABLINUM » au-dessus de l’arcade centrale — signalétique posée par Rosa pour les visiteurs. La photographie est donc postérieure à 1869. Le toit de protection tout neuf, les amphores fraîchement alignées sur la clôture blanche et le chantier encore ouvert au premier plan suggèrent les toutes premières années après le dégagement.

3. SUJET

Vue générale des fouilles du versant nord-ouest du Palatin :

  • Premier plan : sol de fouille, pavement antique partiellement dégagé à droite, fragments architecturaux (chapiteau au sol à gauche)
  • Plan médian : la Casa di Livia sous son toit de protection en tôle ondulée, trois arcades ouvertes (le tablinum et les ailes), clôture basse en bois peint en blanc à croisillons, ponctuée d’amphores antiques posées en décor sur les piliers — mise en scène muséale caractéristique de Rosa
  • À l’intérieur des arcades : on devine les fresques du tablinum encore in situ
  • Arrière-plan gauche : le casino et la tour des Jardins Farnèse
  • Arrière-plan droit : l’une des Uccelliere Farnesiane (volières) à loggia superposée, cyprès et pins parasols

Document précieux : état des lieux avant les démolitions des structures farnésiennes (les fouilles ultérieures sacrifieront une partie de ces bâtiments).

4. ATELIER ET PHOTOGRAPHE

Pas de verso visible, pas de tampon ni de numéro de série apparent sur le montage. La légende manuscrite en anglais oriente vers deux hypothèses :

1. Le cercle de John Henry Parker — l’archéologue britannique fit systématiquement photographier les fouilles romaines entre 1864 et 1877 par des opérateurs italiens (Carlo Baldassarre Simelli, Filippo Lais, Adriano de Bonis…). Les tirages étaient diffusés avec légendes anglaises pour le public britannique. Le sujet, la date et la langue de la légende cadrent parfaitement.

2. Un tirage commercial romain (Anderson, Molins, Cuccioni succ.) légendé par un voyageur anglophone du Grand Tour.

Opérateur inconnu en l’état — mais l’école est romaine.

5. LOCALISATION

Rome, colline du Palatin, versant nord-ouest, secteur des Jardins Farnèse / Casa di Livia. Identification certaine par le bâtiment protégé, le cartouche « TABLINUM », les Uccelliere et la topographie.

6. ÉTAT DE CONSERVATION

  • Jaunissement modéré des hautes lumières, léger affaiblissement général — évolution normale de l’albumine
  • Ombres bouchées dans les arcades (défaut d’origine plus qu’altération)
  • Petit manque ou décoloration au coin inférieur gauche de l’image
  • Passe-partout crème en bon état ; nature du montage sous fenêtre à vérifier (collé plein ou libre ?)

7. COTE

Opérateur inconnu — signalé.

COTE : 4·39-albumine-inconnu-palatin-casa-di-livia

8. POINTS À VÉRIFIER

1. Démonter (ou soulever) le passe-partout : verso du tirage et du montage d’origine — un numéro Parker au crayon ou un tampon changerait l’attribution

2. Comparer avec le corpus Parker (British School at Rome, qui conserve la collection) : cette vue de la Casa di Livia y figure très probablement, ce qui permettrait d’identifier l’opérateur (Simelli est le candidat le plus sérieux pour le Palatin vers 1870)

3. Vérifier la graphie de la légende : si la même main a légendé d’autres planches du même ensemble, on tient un album de voyage cohérent à reconstituer

4. Dater plus finement par les structures farnésiennes : l’état de démolition des murs entre la Casa di Livia et les Uccelliere évolue rapidement entre 1870 et 1885

5. Examiner en lumière rasante le degré de brillance pour écarter formellement un papier salé albuminisé tardif

4·39 — Albumine — Opérateur inconnu (cercle Parker ?) — Fouilles du Palatin, Casa di Livia, Rome, 1870c

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Cote 4·39-albumine-inconnu-palatin-casa-di-livia — Catalogue Atelier41.