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Examen
# Analyse Photocyborg — Fiche complète
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## 1. PROCÉDÉ
**Épreuve albuminée sur papier, grand format, montée sur carton crème épais.**
Indices justificatifs :
– **Tonalité sépia chaude** profonde et uniforme, avec des nuances violacées marquées dans les ombres profondes des maçonneries du Castel Sant’Angelo, des arches du pont et des reflets sur l’eau du Tibre — signature classique de l’albumine.
– **Surface semi-brillante** perceptible sur les zones lisses de l’eau et les surfaces éclairées des monuments — caractéristique du couchage à l’albumine d’œuf.
– **Montage sur carton crème épais** visible en périphérie, avec des marges généreuses autour de l’image — pratique standard des éditeurs photographiques italiens des années 1860-1880.
– **Légende imprimée** sous l’image, directement sur le carton de montage : « Roma N° 16 Ponte e Castel S. Angelo » — typographie soignée, en caractères italiques, typique des séries éditées pour le marché touristique.
– **Numéro de série** (N° 16) indiquant une production systématique en catalogue, pratique courante des grands ateliers photographiques romains (Alinari, Anderson, Sommer, Molins, Cuccioni, Altobelli, etc.).
– **Grand format** (probablement environ 25 × 35 cm pour l’image seule) — format « veduta » standard pour les vues de Rome destinées aux voyageurs du Grand Tour tardif.
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## 2. DATATION
**Circa 1865–1875.**
Éléments de datation :
– **Procédé albuminé grand format** en pleine maturité commerciale — pic de production 1860-1880.
– **Aspect du site** : le Castel Sant’Angelo est visible sans les muraglioni (les murs de quai modernes construits entre 1876 et 1900 pour contenir les crues du Tibre). Les berges sont encore à l’état naturel — terre, rochers, détritus — ce qui date impérativement la prise de vue **avant les grands travaux d’aménagement des lungotevere** (débutés vers 1876-1878).
– **La barque avec auvent** sur le Tibre : embarcation fluviale traditionnelle romaine (barchetta), encore courante avant l’aménagement des quais.
– **Le Ponte Sant’Angelo** est visible à gauche avec ses arches ; la coupole de **Saint-Pierre** se profile exactement dans l’axe du pont — composition classique, quasi canonique, de la veduta romaine.
– **L’ange au sommet du Château** est visible — la statue en bronze de l’archange Michel par Peter Anton von Verschaffelt (1753) est en place, ce qui est cohérent avec toute date post-1753.
– **Absence de constructions modernes** le long des berges : pas de parapet, pas de route pavée — état pré-unitaire ou des premières années post-unitaires (Rome capitale depuis 1871).
– **La numérotation en série** et la typographie de la légende évoquent les années 1865-1875 des grands éditeurs romains.
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## 3. SUJET
**Vue du Tibre avec le Ponte Sant’Angelo et le Castel Sant’Angelo, Rome.**
La photographie est prise depuis la **rive gauche (est) du Tibre**, en aval du Ponte Sant’Angelo, à hauteur de la berge. Le point de vue est bas, presque au niveau de l’eau.
Éléments visibles, de gauche à droite :
– **À gauche** : un haut mur de soutènement en maçonnerie ancienne (probablement le mur de quai du rione Ponte ou du Palazzo Altoviti, démoli en 1888), fortement texturé, avec des traces d’humidité et d’usure.
– **Au centre-gauche** : le **Ponte Sant’Angelo** (ancien Pons Aelius, construit par Hadrien en 134 ap. J.-C.), avec ses trois arches centrales visibles. La coupole de la **Basilique Saint-Pierre** apparaît en arrière-plan, exactement dans l’axe du pont — composition iconique.
– **Au centre** : le **Tibre**, large et calme, avec des reflets miroir. Une **barque traditionnelle** avec un auvent de toile et environ cinq ou six occupants est amarrée ou stationnée au premier plan, légèrement décentrée à gauche.
– **À droite** : le **Castel Sant’Angelo** (Mausolée d’Hadrien), avec sa silhouette cylindrique massive, ses bastions Renaissance et l’archange Michel en bronze au sommet. Les berges autour sont encore à l’état brut — terre, gravats, constructions basses adossées.
– **Au premier plan** : la berge rocailleuse et boueuse de la rive gauche, jonchée de pierres et de débris — témoignage de l’état non aménagé des rives du Tibre avant les travaux des lungotevere.
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## 4. ATELIER ET PHOTOGRAPHE
**Légende imprimée** : « Roma N° 16 Ponte e Castel S. Angelo »
Le numéro de catalogue (N° 16) et le style de la légende (typographie italique, format standardisé) sont compatibles avec plusieurs grands ateliers romains actifs dans les années 1860-1870 :
– **Tommaso Cuccioni** (actif c. 1850–1864) — pionnier des vues de Rome en grand format, mais décédé en 1864 ; ses négatifs ont circulé.
– **Gioacchino Altobelli** (actif c. 1855–1878) — vues de Rome très similaires en composition et en format.
– **Robert Macpherson** (1814–1872) — Écossais installé à Rome, vues monumentales numérotées.
– **James Anderson (Isaac Atkinson)** (1813–1877) — actif à Rome, séries numérotées de monuments.
– **Giorgio Sommer** (1834–1914) — basé à Naples mais couvrant Rome ; numérotation systématique.
Sans le verso (tampon, cachet sec, étiquette), l’attribution ne peut être tranchée. La composition, le format et la numérotation basse (N° 16) suggèrent un éditeur romain établi avec un catalogue structuré. **Altobelli ou Anderson** sont les candidats les plus probables pour cette vue spécifique, compte tenu du point de vue et du style.
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## 5. LOCALISATION
**Rome, Italie.**
– **Lieu exact de la prise de vue** : rive gauche (est) du Tibre, en aval du Ponte Sant’Angelo, probablement à la haut
Cote 2·39-albumine-Anderson-Castel-sant-Angelo-2 — Catalogue Atelier41.
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